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daniel girardi / Blog

nocturnes

je fus cet homme fou, ce prince de la nuit qui se posait sans bruit, tel un étrange hibou,

dans mon âme meurtrie se brisaient les tempêtes je devenais poète, raison à l'agonie.

et je gravais ton nom en lettres torturées et souffrances noyées sous des flots de bourbon

tu avais les yeux bleus, ceux de l'ange vengeur dans l'antre de mes peurs en ces pays brumeux

je t'imaginais reine, sauvage et étrangère; ô ces sombres prières ou naviguait ma peine!

tu venais de l'orient, mauresque aventureuse, en secrète amoureuse, sur un tapis volant.

je fus cet homme fou, de la nuit aux aurores; inventant des accords, livide et à genoux

que furent mes voyages? quatre murs et l'angoisse ces nocturnes de glace ou mon coeur fit naufrage.

DG

UN COIN DE TERRE...

il est parti un jour de mars, il est parti sans un je t'aime, c'était la plus ignoble farce qui se jouait ce matin blême.

pas de trois- mâts, pas de voilier, mais mille larmes au fond des yeux, cette douleur qui vient heurter mon pauvre coeur si malheureux,

il est parti, le regard lourd, en emportant dans son voyage tous les câlins , les mots d'amour auxquels je rêvais à mon âge

. une croix blanche, un coin de terre, sous une lune ensanglantée seul héritage de mon père, mort à verdun un sale été.

daniel girardi: regrets 1914/1918