x

You are using an outdated browser. Please upgrade your browser to improve your ReverbNation experience.

Michel Isnard / Blog

La faune et la flore

Un projet de concert a été modifié il y a quelques jours. Il consistait à se produire dans un lieu stratégique de la scène musicale régionale pour un concert d'envergure. Lorsque nous avons appris que la prestation ne serait pas rémunérée, il m'a semblé juste de réduire la formule à celle d'un mini concert, ou d'un show-case. Les plans promos sont justifiés si les conditions et les dispositifs sont adaptés, et parmi ceux-ci, l'ampleur du spectacle. C'est donc un aménagement qui a été accepté et compris. Tout aurait donc été pour le mieux si un ensemble assez fourni de bruits n'était pas parvenu aux oreilles de l'un d'entre nous, bruits qui, tous, vont dans un même sens, assez peu élogieux sur la nature des personnes qui fréquentent ledit-lieu et qui seraient (le conditionnel s'impose toujours en matière de rumeurs, ce n'est pas Jean-Noël Kapferer qui dira le contraire) toutes ou quasiment médisantes, envieuses, intéressées, j'en passe et des meilleures. Des musiciens machiavéliques, hypocrites et égoïstes, cela existe, assurément. Ce ne sont que des hommes qui jouent de la musique, après tout, et pourquoi diantre la musique aurait-elle le pouvoir magique de purifier ceux qui la pratiquent de ces défauts banals ? De là à dire que le lieu est maudit et qu'il est préférable d'aller à la pèche plutôt que d'y esquisser la moindre note, c'est un peu excessif sans doute. Mais nous sommes à Marseille (dont la capitale est la France), ce lieu réputé pour ses exagérations en tous genres et ceci explique probablement cela. Les plus perspicaces d'entre vous auront remarqué que cet article n'a, jusqu'ici, porté que sur la faune régionale et, donc, sur la moitié de ce que le titre mentionne. Le débat récurrent sur la légalisation d'une certaine flore plus que régionale me fait penser que, si l'ouverture dont les Pays-Bas sont un exemple et un précurseur fait écho chez nous, cela aura peut-être, entre autres conséquences, d'atténuer les médisances, de calmer les pisse-froid, et, ce qui n'est pas le moindre, de redonner au reggae toutes ses lettres de noblesse.

Feedback